Ange du mois : Hanaël ; Démon : Moloch ; Arbre : ? ; Fleurs : camélia et mimosa ;  "Animal" : le lion ; "Oiseau" : l'hirondelle ; Pierre : la turquoise qui assure le bonheur inaltérable.


Mithra sacrifiant le taureau en présence du soleil et de la lune
Époque romaine Collection : Musée du Louvre, Paris, France.
Photo : Agence photographique de la réunion des musées nationaux

Retour en arrière. L’origine de la fête de Noël, telle que nous la connaissons, remonterait aux premiers temps du christianisme. A cette époque, l’Eglise n’existait pas, et il y avait autant de petites Eglises locales que de communautés de chrétiens. Il n’existait donc pas de dogme et uniquement une tradition orale. Mais le christianisme n’était pas la seule religion du monde oriental à faire les yeux doux au monde occidental.

En effet, les légions romaines étaient en contact avec de nombreuses formes religieuses au moins aussi tentantes que le christianisme :
Le culte de Cybèle et d’Atys, c'est-à-dire le culte de la Grande Mère et de son fils, ou amant, était très populaire dans l’Empire romain.

Ce culte était très important, non seulement à Rome et en Italie, mais également dans les provinces d’Afrique, de Gaule, en Espagne, au Portugal, en Allemagne et même en Bulgarie. (?)
Et ce culte a même duré au-delà du choix de la religion chrétienne par l’empereur Constantin. L’autre grand culte "concurrent" était celui de Mithra, l’ancienne divinité perse. Là également, on a retrouvé des monuments partout dans l’Empire romain. Pour les doctrines comme pour les rites, le culte de Mithra semble avoir présenté de nombreux points communs avec la religion de la Mère des dieux, mais aussi avec le christianisme.  Ces ressemblances avaient été notées par les docteurs de l’Eglise qui y voyaient l’oeuvre du diable.

Dans le calendrier julien, on regardait le 25 décembre comme le solstice d’hiver. On y voyait la nativité du soleil parce que les jours commencent à s’allonger (Cet élément nous conduira à parler des Feux de la Saint-Jean). Ce rituel de la nativité du soleil nous a été décrit par plusieurs auteurs de l’Antiquité. On sait ainsi que les fidèles se retiraient dans des sanctuaires cachés d’où ils sortaient à minuit en criant : "La Vierge a enfanté ! La lumière croît !".
Les fidèles de Mithra identifiaient leur dieu avec le soleil, le Sol Invictus. Et sa naissance tombait le 25 décembre.

Les évangiles ne disent rien sur le jour de naissance de Jésus et l’Eglise primitive ne la célébrait donc pas. Avec le temps, cependant, les chrétiens d’Egypte en vinrent à considérer le 6 janvier comme la date de la Nativité.


Natività con San Giorgio e San Vincenzo Ferrer
Filippo Lippi e collaboratori (1450 - 1475)

C’est ainsi qu’on en vint à commémorer la naissance de Jésus et à partir du IVe siècle ce devint une coutume universelle en Orient. Mais à la fin du IIIe siècle ou au début du IVe, l’Eglise d’Occident, qui n’avait pas reconnu le 6 janvier comme date de la Nativité, adopta la date du 25 décembre. L’Eglise d’Orient se rangera plus tard à cette décision. Le changement ne fut pas introduit à Antioche avant l’an 375. (En construction)

 
 

(Sources : Rotasolis & Hérésie, sans garantie, mais pour info) Olivier Dinant 2001-2002-2003-2004 © www.myrdhin.com